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  • Vincent

PROGRESSER AU CROSSFIT : FAIRE LES CHOSES DANS L’ORDRE

Très souvent, deux choses sont confondus au CrossFit : la progression générale, et la progression sur un mouvement particulier. Je vous propose de démêler cela.

Ca ne vous a pas échappé, le CrossFit est le sport dans lequel on utilise la plus grande diversité de mouvements possible, pour développer l’ensemble de toutes les aptitudes physiques : force, endurance, endurance de force, explosivité, puissance, coordination, mobilité, vitesse.

Votre condition physique, c’est justement votre niveau sur l’ensemble de ces éléments. Le CrossFit a pour objectif de développer votre condition physique, et donc de vous faire progresser sur tous les tableaux.

De tous les sports que je connaisse, le CrossFit est à mon sens le plus efficace pour développer votre condition physique de manière rapide, complète et équilibrée.

Mais cela ne veut pas dire que vous allez progresser vite sur chaque mouvement…

Si vous ne faisiez que de l’haltéro, il est cohérent de vouloir gagner 15 à 20kg sur votre squat en 1 an. Si vous ne faisiez que de la gym, il est cohérent de vouloir rapidement maîtriser les mouvements plus techniques.

Si vous faites du CrossFit, vous devez raisonner en termes de condition physique générale. Les mouvements qu’on utilise sont des outils, pas des objectifs.

Au CrossFit, l’obsession de progresser sur un mouvement bien précis est contreproductif, source de frustration, voire de blessures.

Pour le dire autrement : CrossFit = beaucoup de mouvements = progression générale rapide mais progression par mouvement plus lente (car beaucoup de mouvements).

Si vous voulez progresser vite sur un mouvement, alors il faudra lui consacrer du temps et des efforts, et ce sera forcément au détriment du reste, et donc de votre progression générale.

EXEMPLE : le fameux cas du BUTTERFLY

Vous êtes nombreux à manifester un intérêt pour ce mouvement, à le considérer comme un objectif en soi.

Question : A quoi sert le butterfly ?

Le butterfly a un seul et unique but : optimiser votre vitesse d’exécution entre une position suspendue bras tendus, et une position suspendue, menton au-dessus de la barre.

C’est tout.

Mais le butterfly n’est pas la traction ultime, comme si c’était l’ « évolution » du kipping qui serait lui-même l’ « évolution » du strict pull up. Nous ne sommes pas dans pokémon…

L’origine du butterfly :

Le butterfly est lié à la compétition : pour chaque mouvement, le CrossFit définit des standards. (pour la famille des tractions, c’est commencer suspendu bras tendu et finir suspendu menton au-dessus de la barre).

En compétition de CrossFit, le but est de respecter les standards tout en allant le plus vite possible.

Des compétiteurs assez malins ont donc eu l’idée d’inventer le butterfly pour gagner du temps, tout en respectant les standards d’exécution des tractions.

Sorti du contexte de la compétition, le butterfly n’es pas forcément pertinent : il aura moins tendance à vous renforcer (contrairement au kipping et plus encore au strict), et si vous n’êtes pas suffisamment forts et mobiles sur le haut du corps, il augmentera vos chances de blessures aux épaules. Donc ne gaspillez pas toute votre énergie à l’apprentissage de ce mouvement, concentrez-vous surtout sur les mouvements de base qui sont les plus importants ; et même si vous maîtrisez le mouvement, ne vous contentez pas de ne faire plus que ça.

De manière générale, cherchez à comprendre pourquoi vous faites ce que vous faites.

Beaucoup s’étonnent de progresser lentement en gym, n’oubliez pas que la progression en gym repose avant tout sur un long travail de renforcement, de travail strict. C’est la base, et il faut maîtriser la base avant de vouloir monter les paliers.

Pour progresser dans l’ordre, c’est simple :

- Laissez votre égo de coté et ne soyez pas trop focalisé par la réalisation d’un mouvement particulier.

- Donnez-vous à fond pendant les cours, sortez de votre zone de confort.

- Soyez patient et persévérant, ne sautez pas les étapes.

Avec ça, la progression sera au RDV, sans blessure, sans frustration.

Et ne vous faites pas d’illusion, il n’y a pas de miracle : quand on a un rythme de vie intense, une famille, un boulot stressant, un sommeil pas optimal, une alimentation pas optimale, qu’on sort le weekend voire la semaine, alors ce n’est pas dans votre heure d’entrainement que vous devez chercher à progresser au plus vite, mais dans les 23 autres heures de la journée.

Bonne fin de semaine à tous,

Vincent

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